Le retour de l’agronomie

Début septembre s’est tenu à Montpellier un important colloque d’écologie scientifique (Agro2010) qui s’est occupé notamment d’un renouveau nécessaire des pratiques agronomiques. Ci-dessous, un des intervenants du colloque souligne que le rêve du tout génomique (OGM et cie) est en train de passer dans les milieux agronomiques… !!!

Extraits :

Pour faire face aux enjeux actuels, l’agronomie est en pleine mutation. Cette évolution nécessaire sera amplement discutée durant le congrès international Agro2010 organisé par la Société européenne d’agronomie à Montpellier du 29 août au 3 septembre.

Agro2010 fait la part belle à une agriculture plus respectueuse de l’environnement. Le défi écologique est-il sans précédent dans l’histoire de l’agronomie ?

Éric Malézieux : Oui, ce défi résulte de l’énorme modification des technologies agricoles depuis les années 1950. L’agriculture intensive est devenue insupportable dans bien des cas. Au plan environnemental, les retombées négatives se font sentir au niveau local avec les phénomènes d’érosion, les pollutions liées à l’utilisation d’intrants chimiques ou l’eutrophisation des nappes phréatiques mais également à l’échelle mondiale : effet de serre, appauvrissement des sols et de la biodiversité à grande échelle. Au plan humain, les impacts négatifs sur la santé et les faibles avancées sociales aggravent le bilan. Ces répercutions entrainent une prise de conscience forte dans les sociétés du Nord comme dans celles du Sud et conduisent à reconsidérer et à réinventer les systèmes de cultures. Autant de questions à résoudre pour l’agronomie. Elles ne sont pas forcément nouvelles mais deviennent aujourd’hui incontournables. De plus, ces enjeux s’ajoutent au défi posé à l’agriculture depuis plusieurs décennies déjà : nourrir une population de plus en plus nombreuse dans un espace fini. Ainsi, le congrès Agro2010 s’inscrit dans une période de renouveau pour l’agronomie en tant que discipline scientifique. Ces vingt dernières années, beaucoup pensaient que tous les progrès découleraient de la génomique et de la création de nouvelles variétés plus productives ou plus résistantes. Le défi environnemental redonne aujourd’hui toute sa place à l’agronomie, et la génétique n’est plus considérée comme la panacée, elle devient un outil parmi d’autres pour concevoir des systèmes agraires plus écologiques et plus productifs (…)

Suite de l’article ici sur le site du Cirad

Entretien avec Éric Malézieux, membre du comité scientifique de l’événement et directeur de l’unité Fonctionnement agroécologique et performances des systèmes de culture horticoles.  12/08/2010 – Article

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