Le rêve de Wangari

Vous connaissez peut être Mme Wangari Maathaï ? Une femme de conviction devenue Prix Nobel de la paix en 2004. Voici l’extrait d’un texte publié par Le Monde (23 juillet), recueilli par Raphaëlle Bacqué et Annick Cojean. A méditer…

Comment planter (des arbres par millions) sans mobiliser des groupes de fermiers, sans éduquer les femmes, sans parler de la destruction de l’environnement ? J’avais considéré le problème sous son aspect pratique. il est vite devenu politique et, sans même que nous le voulions, passablement subversif. Car les questions plus sensibles sont vite arrivées : ‘Quand avons-nous perdu nos valeurs et la connaissance de la nature ? Qui nous a poussés à détruire ce qui pourtant nous nourrit ? Et dans quel but ?’ (…)
Quand on m’appela, un matin d’octobre 2004, pour m’annoncer qu’on m’attribuait le prix Nobel de la paix, je suis tombée des nues ! La paix ? … Oui, la paix. Et c’est bien de cela au fond, qu’il s’agit. Détruire l’environnement affecte les conditions de survie des hommes et fournit le cadre de conflits potentiels. Paix, gestion durable des ressources et bonne gouvernance sont indissociablement liées. Y a t-il un meilleur symbole de paix et d’espoir qu’un arbre vivant ?
Alors je rêve que les Africains comprennent que la protection de la nature préservera d’abord leur autonomie et leur capacité à se nourrir. Je rêve que l’Afrique se dote de dirigeants compétents et en finissent avec ces corrompus qui privatisent, détruisent les territoires et sèment le guerre. Je rêve que le pouvoir, si clairvoyant sur l’intérêt des bûcherons, des promoteurs immobiliers et des compagnies de téléphone, cesse d’être aveugle devant ces étendues de cèdres et d’eucalyptus asséchées. Je rêve que l’Église nous offre, de mission en mission, de prêtre en prêtre, un précieux réseau d’éducation populaire. Je rêve enfin que l’on continue de replanter des arbres, par milliers, par millions, et qu’en retrouvant ses forêts, ses couleurs, l’Afrique découvre la démocratie et la paix.

DL

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2 réflexions sur “Le rêve de Wangari

  1. nous cherchons mon mari et moi à donné des info sur la culture biologique qui ne passe pas forcement dans les milieu agricole et qui sont primordiale pour l’environnement et l’avenir de notre planète
    la culture agricole se perd surtout les pratique de fertilisation .
    La Terre doit être mis à l’honneur elle est vivant pour combien de tant encore ?
    je veux reste optimiste avec la grâce de Dieu tout est possible et nous avons peut être des solutions.
    Agnès

  2. La responsabilité des paroisses dans la résolution de la crise alimentaire

    L’agriculture biologique et familiale dans les pays du sud pourront être une réponse à la crise alimentaire mondiale. La promotion de ce type d’agricuture passe toutes les intitutions caritatives en place sur le terrain et notamment les Eglises qui ont une carte importante à jouer. Elles ont la chance de rencontrer les familles chaque dimanche. Alors pourquoi ne pas créer une commission environnement et production agricole dans chaque paroisse et mettre ainsi en place des actions simples et efficace au sein de chaque famille.

    La diffusion du SRI Système de Riziculture Intensive quand la riziculture irriguée est possible en serait un exemple.

    Pour ceux qui ne connaissent pas encore le SRI (Système de Riziculture Intensive), vous trouverez ci-
    dessous quelques précisions:

    Le SRI qui a été découvert en 1982 à Madagascar par le Père Jésuite Henri de Laulanié, permet d’accroître très fortement les rendements (4 à 12 t/h de rendement au lieu de 2 t/h avec le système classique) tout en consommant 2 fois moins d’eau et 10 fois moins de semence.

    Il « suffit » de repiquer le riz dès qu’il a 2 feuilles, très espacé 25×25 cm, de contrôler l’apport en eau (le riz n’est pas une plante aquatique) et de faire une rotation des cultures (haricot, pommes de terre et riz la même
    année).

    Le Professeur Norman Uphoff de l’Institut Cornell de New-York (CIIFAD)
    participe lui aussi largement à la diffusion du SRI et plus de 30 pays
    pratiquent désormais ce système.

    Pour en savoir plus:

    voir : http://www.tefysaina.org (Site de Tefy Saina)

    http://ciifad.cornell.edu/SRI/countries/index.html (liste des pays
    pratiquant le SRI)

    http://fr.youtube.com/watch?v=P0UYXNuhpuM (video sur le SRI comparé au
    système classique+ projet de Soeur Pierrette à Antsirabé).

    Il est clair que le SRI est une réponse aux problèmes de faim et de santé dans le monde.

    C’est un système rustique et naturel relativement facilement appréhendable par les paysans du monde entier dès lors que l’apport en eau est maîtrisable dans les rizières.

    Je reste à la disposition de ceux qui veulent pour répondre à leurs questions 02 31 34 99 26 jean-yves.clavreul@wanadoo.fr

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