Un article récent (dans la revue jésuite La Civiltà Cattolica) de Johannes Müller, directeur de l’institut de Sociologie de la Faculté Jésuite de Philosophie (à Münich) donne quelques pistes de réflexions sur la crise climatique en cours.
Les pays pauvres, principales victimes des changements climatiques : “
Les principales victimes de cette situation sont les Etats les plus pauvres et leurs habitants, d’une part parce qu’ils vivent dans des territoires touchés par des phénomènes atmosphériques extrêmes, d’autre part parce qu’ils peuvent moins bien s’adapter aux changements climatiques que les nations riches.”
Reprenant l’essentiel des conclusions du GIEC (IPCC), l’auteur appelle à mener d’urgence des actions pour que les évolutions à venir restent gérables. “Des mécanismes efficaces de collaboration internationale » et « des solutions spécifiques sur le plan local » sont donc ses recommandations. C’est donc « une question éthique de base », estime-il. Les effets du réchauffement mondial imposent la déclinaison d’ « un vaste concept de justice » dans ses trois dimensions temporelles.
Et si les urgences climatiques devenaient l’occasion de repenser notre mode de soutien des pays pauvres et notre modèle d’une globalisation équitable et durable ?
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